Depuis le début de son retour à la présidence, Donald Trump s’est attaché à maintenir une présence régulière sur les terrains de golf, un loisir qui, selon diverses enquêtes, a engendré des coûts considérables pour l’État américain. Ce phénomène, qui interpelle tant les observateurs que les contribuables, révèle une réalité financière complexe et significative, mêlant à la fois routine présidentielle et enjeux économiques.
Les coûts impressionnants des séjours golfiques de Trump au fil des années
Le rapport du Government Accountability Office de 2019 avait déjà levé le voile sur l’ampleur des dépenses liées aux déplacements présidentiels à Palm Beach, où se trouve la résidence de Mar-a-Lago. Quatre visites entre février et mars 2017 avaient alors coûté environ 13,6 millions de dollars, soit près de 3,4 millions par voyage. Ces montants concernent principalement la logistique lourde mise en œuvre par le Secret Service, les équipes de sécurité et les moyens de transport gouvernementaux tels que le jet privé Trump, utilisés pour assurer la protection et les déplacements du président.

Une vocation golfique qui pèse lourd sur le budget fédéral
Depuis sa réinstallation dans la fonction exécutive en janvier, Trump a passé 73 jours sur le green à contrario d’autres présidents, ce qui représente environ un quart de son temps en fonction. Ces journées, majoritairement passées au Trump National Golf Club et à Mar-a-Lago, s’accompagnent de frais de fonctionnement dépassant les 248 millions de dollars. Au centre de ces dépenses figurent les coûts d’exploitation des avions présidentiels et de leurs appareils relais, indispensables pour les convois motorisés et les véhicules du US Government.
Au-delà des surcoûts logistiques, ces séjours rendent également visibles les liens financiers entre la présidence et les propriétés du magnat. En effet, durant son précédent mandat, il avait été révélé que les hôtels Trump facturaient des tarifs largement supérieurs aux normes aux agents de sécurité en mission. Par exemple, une chambre au Trump International Hotel à Washington D.C. pouvait atteindre 1 800 dollars la nuit, soit jusqu’à 300% au-dessus des tarifs autorisés par le gouvernement.
Une activité golfique moins fréquente mais toujours coûteuse en 2025
Après une intensité marquée, le rythme des parties de Trump sur les parcours a ralenti à l’été 2025, notamment en raison d’un agenda international chargé. Sa tournée diplomatique incluant Israël, l’Égypte, la Malaisie, le Japon et la Corée du Sud a limité ses séjours golfiques en octobre à seulement cinq jours, moitié moins que pendant l’été.

Un équilibre délicat entre loisirs et responsabilités présidentielles
En tant qu’ancien golfeur passionné, comprenant bien l’importance du jeu dans la vie politique américaine, je constate que Trump use de ce loisir à la fois comme outil de détente et de communication. Cependant, cette passion génère un impact financier et environnemental conséquent. Chaque déplacement demande un dispositif digne des plus grandes opérations militaires, impliquant une multitude de prestataires de sécurité, des jets privés et un personnel considérable. Ces faits nourrissent un débat récurrent sur l’utilisation des fonds publics et l’efficience des dépenses liées aux loisirs présidentiels.
Ce panorama soulève également des questions sur la pérennité de telles pratiques dans une société où la transparence et la gestion rigoureuse des finances publiques sont de plus en plus scrutées. Alors que le loisir golfique imprègne la présidence, chaque partie jouée résonne comme un exemple frappant de la complexité des équilibres entre prestige, plaisir personnel et responsabilité envers les contribuables.











