Le salon IFTM Top Resa, rendez-vous incontournable du tourisme mondial, ouvre ses portes du 23 au 25 septembre à Paris Porte de Versailles. Sous la direction de Laurence Gaborieau, l’événement rassemble cette année 1600 marques issues de 170 destinations internationales et met en lumière un visage politique inédit avec la présence exceptionnelle de 18 ministres du tourisme et 25 ambassadeurs. Le salon s’impose comme une plateforme essentielle où se conjuguent échanges commerciaux, diplomatie, innovation et collaboration, incarnant les nouvelles dynamiques du voyage d’affaires et du tourisme en 2025.
IFTM 2025 : un carrefour stratégique pour les professionnels du tourisme mondial
Depuis plus de deux décennies, Laurence Gaborieau pilote l’IFTM avec une vision qui conjugue rigueur logistique et engagement pour la croissance du secteur touristique français et international. Le salon fait aujourd’hui figure de trait d’union incontournable entre les institutions gouvernementales et les acteurs privés, réunissant plus de 1400 exposants. Ces professionnels couvrent un large éventail, du tourisme de loisir aux voyages d’affaires, avec un espace dédié au MICE – Meetings, Incentives, Conventions & Events – une réalité capitale pour le secteur. En 2025, l’IFTM s’inscrit dans une dynamique de relance, espérant attirer environ 34 000 visiteurs, dont plus de 45 % sont déjà préenregistrés, témoignant de l’engouement et de la maturité du salon.

Les grandes figures et nouvelles destinations qui marquent cette édition
Cette édition est marquée par l’arrivée de nombreuses destinations qui reforment le paysage touristique mondial. Parmi elles, la République dominicaine occupe une place d’honneur, symbolisant l’attractivité renouvelée des Caraïbes auprès des touristes français, forts de 150 millions de voyages en 2024. En parallèle, le salon accueille des retours remarqués comme la Namibie, Oman et la Jordanie, ainsi que des premières participations telles que Saint-Pierre-et-Miquelon. Mais l’événement est aussi le reflet des tensions diplomatiques: certains pays comme la Russie et Israël sont absents en raison de restrictions politiques, tandis que la Roumanie et le Guatemala font défaut pour des raisons internes. Cette composition hétérogène confère à l’IFTM une dimension politique notable, renforcée par la présence de nombreux ministres du tourisme et ambassadeurs qui animent les débats dans les coulisses.
Culture et innovation : leviers pour un tourisme durable et solidaire
Laurence Gaborieau met l’accent sur une thématique phare qui teinte cette 47e édition : « Forces en action, construisons des passerelles désirables ». L’objectif est clair : passer de la réflexion à la mise en œuvre concrète de projets conjoints qui favorisent l’innovation technologique, la construction sociale et l’intelligence collective entre acteurs. La culture occupe une place privilégiée comme vecteur de soft power et de synergie, illustrée par la participation de France Muséums et plusieurs initiatives dédiées aux destinations africaines dans un cadre de réflexion collective. Chaque acteur est invité à adopter une posture active pour accélérer la transformation vers un tourisme plus responsable et inclusif.
L’IA et la transformation des métiers au cœur des enjeux du salon
Face à une mutation rapide, les professionnels du tourisme intègrent l’intelligence artificielle comme un levier incontournable. Laurence Gaborieau souligne comment les agents de voyages se sont adaptés, passant d’une position d’appréhension en 2002 à celle d’utilisateurs aguerris en 2025, avec une hausse de 17 % de leur présence. L’IA permet d’alléger les tâches répétitives tout en renforçant l’accompagnement humain indispensable pour la gestion personnalisée et la gestion d’imprévus. De nouveaux métiers émergent également, avec des spécialistes en responsabilité sociale des entreprises, experts en mobilité douce et consultants en tourisme durable, traduisant l’évolution du secteur vers des pratiques plus vertueuses. Par ailleurs, le voyage ferroviaire fait un retour sensible malgré une représentation encore modeste comparée au secteur aérien, symbole des défis liés à la transition écologique et aux attentes des voyageurs.











