Nicolas Breton, originaire de Jargeau dans le Loiret, s’engage dans un périple hors du commun, reliant la France au Japon sans emprunter le moindre avion. Ce voyage de plus de trois mois, entamé depuis la Lituanie, incarne un engagement profond en faveur de l’écologie, du slow travel et du tourisme durable.
Le voyage sans avion : un défi concret et un geste fort pour la mobilité douce
Depuis 2020, Nicolas nourrit ce projet audacieux de parcourir les près de 14 000 kilomètres qui le séparent du Japon en utilisant uniquement des moyens respectueux de l’environnement. Son itinéraire maritime et ferroviaire privilégie le ferry, le train et le bus, évitant ainsi l’impact écologique colossal des vols aériens. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans une époque où les préoccupations climatiques poussent à repenser la mobilité, notamment celle des voyages longue distance.
En choisissant des transports alternatifs, il illustre concrètement comment un citoyen du Loiret peut adopter un comportement responsable, réduisant sensiblement son empreinte carbone tout en découvrant le monde autrement. Depuis Vilnius, Nicolas anticipe les complexités traversées en Russie, avec des difficultés techniques et administratives qui n’entament en rien sa volonté.

Une traversée panoramique à travers l’Eurasie en slow travel
Le passage par la Russie avec le mythique Transsibérien marque le point d’orgue de cette odyssée. En répartissant son voyage en deux étapes – Moscou à Irkoutsk puis Irkoutsk à Vladivostok – Nicolas embrasse la philosophie du slow travel, privilégiant la qualité, la découverte et les rencontres au rythme du trajet plutôt que la rapidité.
Le voyageur prévoit également une halte en Corée du Sud, où l’improvisation laissée libre sur place permet une immersion authentique et une ouverture aux cultures locales, loin des circuits imposés par le tourisme de masse. Ce type d’expérience révèle une autre facette du voyage responsable, alliant respect des territoires et héritage culturel.
Chronologie du voyage responsable de Nicolas
Un engagement écologique né d’une prise de conscience urgente
Animé par les alertes répétées du GIEC, Nicolas a fait le choix de réduire son impact carbone. Alors que l’empreinte moyenne d’un Français s’élève à près de deux tonnes de CO2 pour limiter efficacement le réchauffement climatique à 1,5°C, un seul vol peut représenter cinq tonnes. En multipliant les alternatives, il prouve que l’écologie peut être une occasion d’enrichir son voyage, d’explorer différemment et d’inspirer d’autres à poursuivre cette voie.
Ce retour aux fondamentaux du voyage responsable est aussi soutenu par une gestion budgétaire étonnamment accessible, avec un coût estimé entre 800 et 1 000 euros pour l’ensemble des transports, bien que le trajet en train Transsibérien demeure la plus grande dépense. Ce choix financier s’avère judicieux et témoigne d’une volonté d’allier conscience écologique et tourisme durable.
La pertinence de voyager en adoptant une mobilité douce se manifeste également à travers les nombreuses expériences positives que Nicolas partage depuis son départ. Son parcours contribue à diffuser une nouvelle vision du voyage en 2026, où la réduction de l’empreinte carbone devient une priorité collective et un moteur d’innovation.
Nicolas, ambassadeur du tourisme durable et pionnier d’une nouvelle aventure
Loin des clichés liés au Japon comme le manga ou la pop culture, Nicolas se passionne avant tout pour la beauté naturelle de ce pays, ses paysages rares et ses volcans majestueux. Son voyage s’appuie sur une démarche réfléchie et mature, enracinée dans ses précédentes aventures, notamment son tour du monde de 2013, qui l’a façonné et inspiré à repenser ses modes de déplacement.
Ce périple est une invitation à reconsidérer les modes de tourisme et encourage à s’orienter vers des agences spécialisées dans le voyage en train et la mobilité douce ou des structures qui protègent davantage les droits des voyageurs dans un contexte où les vacances se transforment.
Avec un sens profond de l’engagement, Nicolas fait de son voyage un exemple vivant, un appel à dépasser les contraintes pour faire de la mobilité douce un véritable levier d’émerveillement et de découverte. Cette aventure unique promue à travers son guide du tourisme responsable Tao, s’inscrit comme une source d’inspiration majeure pour 2026.







