Rhinopneumonie en centre équestre : un foyer préoccupant dans la région d’Ambazac
Le centre équestre d’Ambazac en Haute-Vienne fait face à une situation délicate depuis le 13 janvier 2026, avec la détection d’un foyer de rhinopneumonie due à l’herpès virus équin de type 1 (EHV-1). Initialement cinq chevaux infectés sont rapidement devenus neuf, obligeant la direction à instaurer des mesures sanitaires drastiques pour contrôler la contagion.

La rhinopneumonie est une maladie équine virale particulièrement contagieuse, souvent bénigne dans ses premiers signes, ce qui complique la détection rapide. Dans ce centre, les chevaux ont d’abord présenté une fièvre discrète accompagnée de symptômes légers, notamment une légère toux et une baisse d’activité physique. Cette phase initiale est trompeuse, car elle peut évoluer vers des manifestations plus graves.
Fièvre et symptômes légers : premiers indices d’une infection virale sournoise
L’apparition de fièvre et de symptômes modérés chez les chevaux infectés illustre bien cette pathologie aux multiples facettes. Le vétérinaire Tristan Deguillaume explique que la maladie débute souvent par une phase respiratoire peu marquée, avec de la fièvre et parfois une toux discrète. Cette période peut durer quelques jours avant que la maladie ne se complique pour certains animaux.
Dans environ 10 % des cas, l’infection peut évoluer vers une forme neurologique grave, marquée par des troubles de l’équilibre, des paralysies, voire le décubitus. Heureusement, au moment de notre reportage, tous les chevaux du centre étaient asymptomatiques, ce qui témoigne d’une surveillance sanitaire rigoureuse et d’une intervention rapide.
Mesures drastiques pour limiter la contagion dans le centre équestre
Face à l’ampleur de l’infection, le centre d’Ambazac a opté pour une fermeture totale au public afin d’éviter toute transmission. La quarantaine des chevaux infectés a été mise en place avec un protocole très strict : seuls un employé par écurie peut y accéder, équipé de gants et de surbottes pour prévenir la propagation.
Cette décision radicale vise à réduire au maximum la circulation du virus, optimisant ainsi la durée de la quarantaine et la réouverture future du centre. Bertrand Clot, le gérant, souligne que ce choix, bien que contraignant, est essentiel pour éliminer rapidement le virus et garantir la sécurité de tous les chevaux.

La prévention et l’importance de la surveillance sanitaire au quotidien
La lutte contre la rhinopneumonie passe également par une vigilance constante. Il est primordial de mesurer régulièrement la température des chevaux afin de détecter tôt tout signe de fièvre. Limiter les interactions entre animaux et humains sur le site est également conseillé, incluant la régulation stricte des visites ainsi que le contrôle des animaux compagnons comme les chiens ou les chats.
Les professionnels en contact avec les chevaux, tels que les maréchaux-ferrants, doivent appliquer des mesures d’hygiène rigoureuses. Gregory Lahaye, enseignant en maréchalerie, insiste sur la nécessité de changer de vêtements, de se laver les mains et de désinfecter les outils entre chaque intervention, précautions fondamentales pour empêcher la propagation virale.











