Le Vatican opère un tournant notable dans sa diplomatie et son administration en nommant un Nigérian à un poste clé de la Secrétairerie d’État. Cette nomination illustre la diversification progressive des profils dans l’appareil gouvernemental du Saint-Siège et annonce une nouvelle ère dans la gestion des affaires générales.
Mgr Anthony Onyemuche Ekpo, nouveau visage de la Secrétairerie d’État
Le pape Léon XIV a désigné Mgr Anthony Onyemuche Ekpo, un théologien et canoniste nigérian âgé de 44 ans, comme assesseur pour les Affaires générales à la Secrétairerie d’État. Ce poste stratégique dans le service diplomatique du Saint-Siège consiste à superviser des dossiers essentiels à la bonne administration de l’Église universelle. Mgr Ekpo, qui occupait précédemment un rôle de sous-secrétaire au dicastère pour le Service du développement humain intégral, revient ainsi à une section où il a fait ses preuves pendant près de six ans.

Né à Umudike au Nigeria, le parcours de Mgr Ekpo est une illustration parfaite de la carrière internationale et multidisciplinaire que peut offrir la diplomatie ecclésiastique. Ordonné prêtre en 2011, il possède un double doctorat en théologie systématique et droit canonique obtenu dans des institutions prestigieuses. Cette formation rigoureuse sous-tend son expertise, indispensable pour naviguer dans les complexités de la politique étrangère vaticane. Son aisance linguistique, maîtrisant l’anglais, l’italien, le français et l’ibo, facilite également sa représentation au sein des cercles diplomatiques où plusieurs langues se côtoient.
Un poste clé dans l’administration du gouvernement vatican
Le rôle d’assesseur aux Affaires générales implique une responsabilité importante dans la gestion quotidienne de la diplomatie ainsi que de la politique étrangère du Vatican. Il intervient dans la coordination des affaires gouvernementales du Saint-Siège, garantissant l’harmonie entre la Secrétairerie d’État, les dicastères et les autres institutions ecclésiales. En 2025, cette fonction prend un relief tout particulier dans le contexte géopolitique mondial, où les enjeux liés aux droits humains et au développement durable sont au cœur des débats internationaux auxquels participe activement le Vatican.
Mgr Ekpo succède à Mgr Roberto Campisi, désormais observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Unesco à Paris, un poste qui illustre la continuité dans la représentation et l’influence des diplomates religieux au sein des grandes organisations internationales. Cette transition démontre la place centrale que la diplomatie vaticane accorde à ses experts en affaires générales pour affiner sa politique étrangère et son engagement global.
Renforcement de la diplomatie vaticane par la diversité
Parallèlement à cette nomination, Mgr Mihăiţă Blaj, originaire de Roumanie, a été nommé sous-secrétaire de la Section pour les Relations avec les États et les Organisations internationales. Cette double nomination souligne la volonté marquée d’intégrer des profils internationaux dans la haute administration du Vatican, reflétant une diplomatie plus inclusive et représentative de la diversité des fidèles et des Etats partenaires.
Mgr Blaj, diplomate expérimenté parlant plusieurs langues et ayant servi dans diverses nonciatures, apporte son savoir-faire à une section essentielle dans la conduite des relations bilatérales et multilatérales. Ensemble, ces nouveaux responsables renforcent l’administration et la représentation du Saint-Siège dans les sphères gouvernementales du monde.
Une administration moderne pour une mission ecclésiale globale
Ces évolutions témoignent d’une administration en quête de modernité et d’ouverture. La nomination de personnalités telles que Mgr Ekpo favorise une politique étrangère adaptée aux défis actuels où dialogue interculturel et coopération internationale occupent une place grandissante. Pour l’Église, cette stratégie renforce sa mission d’accompagnement et d’influence dans les affaires humaines, sociales et politiques.
Mgr Ekpo a exprimé son souhait de collaborer étroitement avec ses collègues de la Secrétairerie d’État pour faire avancer la vision de l’Église avec « joie, passion et dévouement ». Son parcours est un exemple de la manière dont une fonction publique, enracinée dans une foi profonde, peut contribuer à façonner une diplomatie qui respecte les valeurs humaines tout en naviguant dans les arcanes complexes du gouvernement international.
